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Vers la fin de la fast-fashion?

Qu’est-ce que la fast-fashion?

La fast-fashion est un terme qui désigne un phénomène de renouvellement très rapide des collections qui entraine une production intensive et massive de vêtements.

Apparu dans les années 1990, ce mode de consommation, voire de surconsommation, est porté par des enseignes telles que Zara et MANGO qui cherchent à répondre aux attentes du consommateur. Elles proposent des pièces inspirées des tendances sorties tout droit des défilés de la Fashion Week à prix très bas.

En France, une femme achète en moyenne 30 kg de vêtements par an.

Ces prix avantageux poussent le consommateur à acheter plus. En France, une femme achète en moyenne 30 kg de vêtements par an, selon un documentaire intitulé Vêtements, n’en jetez plus!. Le consommateur devient ainsi surconsommateur. Il achète des vêtements en masse mais ne les portera jamais jusqu’à l’usure, ou bien l’usure surviendra de manière prématurée à cause de l’obsolescence programmée.

Fast Fashion

Cette production intensive a bien évidemment des conséquences négatives pour l’environnement. L’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante derrière l’industrie pétrolière dont elle exploite ses dérivés. Bien évidemment, la fast-fashion ne fait que contribuer à cette pollution en usant de nombreux produits chimiques non-dégradables. Pour fabriquer un simple t-shirt blanc, le fabricant peut user de chlore pour blanchir la fibre de coton. Il faut 1,5 kg de pétrole pour fabriquer 1 kg de polyester.

La fibre de polyester est une matière difficilement recyclable. Elle finira en décharge où elle mettra plusieurs décennies à se décomposer ou bien dans un incinérateur, ce qui n’aidera pas du tout à réduire les émissions de CO2. Les métaux lourds utilisés pour teinter les vêtements sont toxiques aussi bien pour la peau que pour l’environnement.

Bien souvent, ils sont déversés dans des cours d’eau et finissent leur course dans les nappes phréatiques, portant atteinte à la faune et à la flore, mais aussi aux habitants vivants près de ces sources d’eau qui leur servent au quotidien.

Fast fashion

La fast-fashion essaie pourtant de se faire pardonner en se réinventant.

H&M a ainsi lancé sa collection Conscious pour une mode durable. La marque s’engage ainsi à utiliser du polyester recyclé ou bien du coton bio pour cette collection identifiable par une étiquette verte.

H&M s’est également lancé dans la collecte de vêtements usagés. Ce service ayant été lancé en 2013, H&M a déjà collecté plus de 32 millions de tonnes de textiles à travers le monde, luttant considérablement contre le gaspillage des ressources naturelles.

D’autres marques, telles que Zara ont également suivi le mouvement, permettant au consommateur de choisir une option plus écologique et tout aussi économique.

Les années 2010 constituent un nouvel enjeu pour la fast-fashion et l’industrie de la mode de manière plus générale. Prenant en compte les changements écologiques, la fast-fashion se réinvente.

Mais ses prix pourront-ils rester aussi compétitifs tout en continuant sa métamorphose vers une mode respectueuse de l’environnement?

 

Shanon Charléry

Rédactrice pour l’EIDM Monthly – Bachelor 2ème année Fashion Business

2 thoughts on “Vers la fin de la fast-fashion?

  1. […] monde de la bijouterie et de la joaillerie, bien que beaucoup moins polluant que le monde de la fast-fashion, a également vu le phénomène du vintage prendre de l’ampleur grâce à ces considérations. […]

  2. […] mesure que j’ai prise : ne plus participer à la Fast fashion. Je préfère acheter moins de vêtements bas de gamme pour me concentrer sur des pièces […]

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