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Lorsque Mode et Ecologie se rencontrent : « l’Upcycling »

Dans une industrie comme la mode, le rendement prime souvent sur l’éthique.

En effet il faut savoir que cette dernière est en seconde position dans le classement des industries les plus polluantes au monde, juste derrière le pétrole. Cela est dû à un gros engrenage lié au marché du textile. De ce fait, pour nous habiller, nous mettons à nu notre planète.

La forte demande de produits naturels (cuir, coton, fourrure), l’utilisation de pesticides ou encore tout simplement la folie des grandeurs ne coûtent pas seulement cher à notre porte-monnaie mais aussi à notre planète.

Quelques très bons exemples pour illustrer cette triste réalité :

Upcycling-Mode-et-ecologie

Chanel qui a été accusé d’avoir abattu un grand nombre d’arbres pour le décor de son défilé de prêt-à-porter, ou encore Burberry qui a brulé 31 millions d’euros d’invendus en un an.

Cependant,  dans une société où la question écologique voit naître de plus en plus d’adeptes, ce genre de scandale fait polémique. Cette nouvelle façon de penser pousse les créateurs vers une nouvelle façon de confectionner leurs produits. Et ils se tournent vers « l’Upcycling ».

Mais qu’est-ce que l’upcycling? Lorsque Mode et Ecologie se rencontrent.

« L’upcycling », ou « surcyclage » en français, est une sorte de recyclage de luxe. En effet là où le simple recyclage cherche à redonner vie à un vieux produit, « l’upcycling », lui, cherche à redonner vie à un vieux produit avec de la valeur ajoutée. Le rendu sera plus haut de gamme et souvent produit en série limitée. Ce concept est une alternative qui séduit de plus en plus de créateurs comme ceux de H&M avec leur collection Conscious Exclusive entièrement « upcycler ». La grande enseigne de prêt-à-porter a mis en place dans tous ses magasins, des bornes dans le but est de récupérer les vêtements dont le public ne se sert plus.

En bon marketeur, pour motiver les gens à se tourner vers cette méthode écologique, l’enseigne offre un bon d’achat pour chaque sac de vêtements déposé. Et cette nouvelle méthode de production est de plus en plus présente sur les podiums avec une de ses figures montantes : Marine Serre. Cette jeune créatrice française a adopté cette technique pour ses collections, qui ont pu être vues à la Fashion Week de Paris en septembre 2018. Notamment sa collection baptisée Manic Soul Machine. Une collection à la fois sportswear, futuriste et bohème qui favorisait chutes de vêtements, vêtements usés et stock d’invendus.

Alors, êtes-vous plutôt écolo ou bourreau ?

Emma Amouny, Rédactrice pour l’EIDM Monthly – Bachelor 1ère année Fashion Business