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LA MODE D'HIER À NOS JOURS

L’on pourrait être apte à affirmer que la mode, c’est la nouveauté, l’originalité, l’innovation, le modernisme, tantôt même une provocation contre l’ordre établi. Ce n’est pas totalement faux. Cependant, avec l’ère du temps, l’industrie de la mode s’attarde à casser les codes aux fins de devenir dans l’âge moderne. En rupture avec les traditions, c’est un précieux indicateur de l’évolution de notre société.

A L’ÉPOQUE

Maintes ethnologues s’harmonisent à énoncer que l’être humain aurait imaginé le vêtement par pudeur, dans le but d’abriter sa nudité.

Histoire de la Mode

D’autres spécialistes avancent une hypothèse des plus fonctionnelle : Le vêtement aurait tout simplement remplacé nos poils. Dès l’aube de l’humanité, l’homme se serait senti misérable face à sa pilosité corporelle. Et s’exposant aux troubles climatiques, L’être humain aurait alors cherché une façon de se couvrir à travers la peau animale le protégeant du froid, des agressions solaires, des brûlures, de la pluie…

Cependant, si les avis sont nombreux sur le principe, tous reste en adéquation avec la forme. A l’aube de l’humanité, le vêtement n’était que fonctionnel. A tire-d’aile, le vêtement est amélioré, enrichi, corrigé, rénové : le vêtement est teint, apprêté, cousu… Au surplus, il devient manifestement plus attrayant. On y ajoute des broches, des bijoux, de l’émail… Le vêtement est « customisé ». Vu et revu, l’humain le personnalise en fonction de sa situation géographique, de sa culture, de ses origines ancestrales, de son âge, de son ethnie, et de son sexe aussi.

Ainsi vient l’apparition des accessoires, annexes complémentaires de nos tenues aujourd’hui, tels que des plumes, des bijoux fabriqués avec des os ou divers végétaux. D’un regard nouveau, des accessoires sûrement inutiles d’un point de vue pragmatique, puisque le seul aboutissement de ces accessoires étaient d’être éblouissant en tout genre, et de séduire. Il s’agit bien entendu de l’amorce hypothétique de ce qui deviendra maintes années ultérieurs :  » la Mode ».

 

MODE ET ARISTOCRATIE

En France, sous le règne de Louis XIV, la mode est un caprice aristocratique qui fait sensation à la Cour.

 Histoire de la Mode

C’est ce qui daigne aux classes aisées de s’éclaircir face aux classes populaires. Elle est un marqueur et un réflecteur de la condition sociale. A la cour, on fait allusion aux costumes. Ceux-ci sont indéniablement brillants, clinquants, resplendissants… ou dirait-on dans l’abondance. Leurs costumes sont pourvus de matériaux d’une rareté sans mesures. Les courtisanes quand à elles, ne cesse de se concurrencer entre elles.

D’amples rivales déambulant de robes flamboyantes, tout en se manifestant d’élégance et de voluptué. C’est alors à cet entre-temps qu’apparait le parfum. A l’époque celui-ci révolutionne sans pudeur le savon. Le maquillage ne tarde pas à suivre dans les actualités de la cour. Ce n’est pas l’attribut des demoiselles, bien au contraire, elle est celle des hommes. Ces derniers se poudraient le visage d’une poudre spécial qui leur décoraient le visage d’un aspect laiteux, leur donnant une peau opalescente.

Puisqu’en effet à l’époque, le bronzage était le cauchemar de l’aristocratie, attendu qu’ils étaient acclimatés au bas peuple labourant dans les champs. Ultérieurement apparaît l’ascendant de la presse vestimentaire :  » l’almanach « , un petit livre existant sous plusieurs formats. Il est enrichi des tendances du moments prêt à conquérir les lectrices de l’époque. Dès les premières éditions publiés, l’almanach jouera un rôle éminent à propos de l’industrie de l’habillement des siècles plus tard, mais aussi de l’émancipation de la femme.

 

PREMIER DÉFILÉ DE MODE

L’histoire de la mode se déclenche véritablement au XIXè siècle.

Afin de présenter ses élaborations, le créateur Charles-Frédéric Worth, pionnier de la Haute Couture, met en place pour la toute première fois à l’époque, un défilé de mode faisant défiler ses créations élaborés sur de vrais mannequins. A la suite, ces nombres défilés se déroulent dans de prodigieux salons où se mélangent une clientèle principalement féminine et aisée… En 1900, Paris compte une petite vingtaine de maisons de Haute couture. Il y en aura une centaine en 1946, et à peine 15 au tournant du 21e siècle.

 

LA MODE ET LE XX SIÈCLE

Histoire de la Mode

Si le XXè siècle est le siècle des lumières, c’est également celui de la mode qui se voit marquer par des couturiers d’exceptions pour une rare clientèle huppée comme : Lanvin, Chanel, Yves Saint-Laurent, pour ne citer qu’eux…

LA MODE ET LE POPULISME

La “mode de masse” est en animation. C’est l’aspect de toute notre société qui va changer.

L’électricité crée l’industrialisation, la confection le prêt-à-porter, et le  » PAP  » crée les grands magasins. Pour la première fois de toute son histoire, le vêtement sort des chaumières où la mère de famille se chargeait de façonner le vêtement pour son bercail. C’est donc en 1930 que le monde de la mode fait ses premiers pas dans le vaste marché qu’est la publicité. Tout à commencé lorsque Gabrielle Chasnel plus connue sous le nom de  » Coco Chanel  » et le producteur de cinéma Samuel Goldwyn élabore une concordance poignant sur l’habillage des stars de la société “United Artists”.

LA MODE ET LA GUERRE MONDIALE

Durant la Seconde Guerre mondiale, les restrictions martiales mettent en péril les maisons de Haute-couture.

L’industrie du textile facture alors parmi les premiers produits limités. Le textile est à cette période assigné en priorité à l’industrie de l’armement. Les femmes faisaient preuve ainsi de débrouillardise pour perpétuer leur élégance toute parisienne. Advienne que les rideaux se changent en robe, ou tout autre vêtements détaillants. La mode est fermement contrôlée. Faute de tissus, les jupes remontent jusqu’au genoux. D’où l’accession de la jupe crayon, comme un signe de résistance.

LA MODE APRÈS LA GUERRE

Que se passe t-il pendant l’été 1945 ?

Les Européennes ont l’appétit de changement, de renouveau, d’arc-en-ciel et d’innovation. C’est l’éloquence agréable de l’après-guerre. La mode devient  » fashion « . Être fashion, c’est quoi ? C’est avant tout être différent. Les classes bourgeoises s’éloignent de cette notion anti-traditionnelle et la mode se scinde entre les collections  » classiques  » et les collections  » fashion  » pourvues à une clientèle très jeune, considérable et complètement affluente sur le marché. On sent les premiers courants d’airs d’émancipation.

Quand aux femmes qui avaient laissé leurs familles afin de travailler dans les aciéries, pour remplacer leurs maris partis au combat, rappliquent dans leurs habitations. Les pénuries martiales ont prient fin, c’est l’opulence. Depuis, apparaît le célèbre couturier Christian Dior, à l’époque méconnu dans cette grande sphère qu’est la mode. Il imagine se qu’on appelle le  » new look « , et  » redesign  » la taille des femmes. A la suite de tout cela, le féminisme apparaît.

Les jupes se font crayon, la lingerie érotique. Sous l’occupation, Paris redevient la capitale mondiale de la mode.

APPARITION DU JEAN EN FRANCE

Cette fibre rebelle, ou plus résistante advient tellement appréciée, populacier, qu’en un rien de temps elle habille quasiment tous les jeunes du monde entier ! Et cela, sans distinction de sexe. Ce tissu apparaît alors 1967 en France, qui n’est d’autre qu’un ancien  » bleu de travail  » étant moulé sur les cuisse de James Dean, célèbre acteur américain. Personnage à forte retombé médiatique à l’époque, le  » blue jean  » ne peut que faire sensation auprès de la foule.

LA MODE DES ANNÉES 60-70

Grace aux manifestations du  » bel âge  » de Mai 1968, les étudiantes convergent à l’émancipation de la femme qui est à cette dimension enfin autorisée à faire usage de la contraception et de l’interruption volontaire de grossesse.

Observateur et témoin de ces chamboulement des mentalités, la jupe ose remonter au-dessus du genou dans les années 1960, grâce à Mary Quant causant l’horripilation chez les gardiens des traditions. Chanel dira adviendra même à dire :  » qu’un genou, c’est moche et qu’il faut le cacher « . La nouvelle ère approche …

LA MODE ET LES ANNÉES 80

Les années 1980 claquent !  » Frime and fric « ,  » célébration du corps « ,  » bronzage et makeup démesurés « … La mode est au  » too much « .

Les années 80 voient également s’imposer le nouveau visage de la mode, les  » tops models « . Des femmes, et quelques hommes à l’époque, aux mensurations parfaites dont les sourires statufiés commencent à couvrir les chambres des jeunes adolescents. Les années 80 ? C’est LA mode des modes ! Rebelle, contestataire. Plus qu’esthétiques, ces nouveaux mouvements sont souvent politiques ou idéologiques. La mode sert ici à identifier les membres de chaque  » tribu  » : les punks, les new wave, les gothiques… etc.

LA MODE ET LES ANNÉES 90

Au début des années 90, la mode aspire à plus de sobriété et de minimalisme. C’est le courant du “anti-fashion” auquel répond l’exubérance d’un Alexander McQueen, John Galliano ou encore d’un certain Thierry Mugler. Mais malgré la présence d’une réelle atmosphère bilieuse, la mode n’a pas dit son dernier mot. La mode ne dit jamais de dernier mot. Une mode naît, grandit, s’étend, s’éteint, et renaît. La mode est perçue d’emblée comme un mouvement. Elle est état, attitude, comportement.

Et puisque qu’en 90, la mode n’a pas dit son dernier mot flashy , la jeunesse s’habille en jean mom taille haute, en chaussures à plateformes, en crop top fluo et pleines de couleurs, y compris les cheveux pleins d’accessoires chouchous aux couleurs éclatantes !

LES ANNÉES 2000, MARQUES ET MODE

Le phénomène des “marques” apparaît au tournant de l’an 2000. Pour la première fois, le nom du fabricant du vêtement compte plus que son aspect.

C’est un sincère avantage pour les marques qui en usent et en abusent.

C’est évidemment la publicité qui crée ce phénomène. Le message est assez simple :  » Regarde, ton idole aime cet habit. Tu veux lui ressembler ?

Alors porte-le « . Cela s’entend, c’est un peu alcalin mais bien pensé et mis en scène par une célébrité de renom.

L’HISTOIRE CONTINUE… SUR INTERNET

Internet entre dans le game et bouleverse les codes.

Les défilés sont retransmis en direct sur les réseaux sociaux, les images sont partagées, commentées, adorées, détestées.

Les marques investissent sur les principales plateformes Instagram, Facebook, Twitter, Pinterest, Snapchat, et échangent directement avec leur clientèle. Celle-là même, impatiente, qui veut tout, tout de suite. Sans attendre de longs mois pour que les pièces des défilés soient en boutique. Eh bien la mode se réinvente, de nouveau. Certains créateurs ont déjà avancé la commercialisation de leurs collections pour répondre aux désirs immédiats de l’achalandage, le :  » see now, buy now « . Une révolution en marche… qui n’en est qu’à ses bafouillages.

Laureen Atala – Rédactrice en chef de l’EIDM Monthly Bachelor 2ème année Fashion Business